Les Frères Scott MAX.
ULTRA-TELEVISION goût barbecue
maouin's great adventure
Les Frères Scott MAX.
ULTRA-TELEVISION goût barbecue
Oui, Agnès Varda prend le train. Ou en tout cas squatte les halls de gare. Du haut de son champigon blanc, 120 ans de cinéma nous contemplent.
Du Larry Clarke allégé centré sur deux jeunes graffeurs new-yorkais. Inoffensif mais marrant et à la bonne humeur communicative, ça fait du bien de finir là-dessus après une floppée de films plombants (mais moins que d’habitude).
Standing ovation pour l’équipe (Tim Roth était pas loin et hilare, il a du prendre son pied)
Pas touche à la loutre
Arrivederci!
La séance surprise était donc bien constituée de trailers/extraits de films à venir. Des qu’ons’enfout pour lesquels Frémaux a pas manqué de s’excuser (‘ce sont des amis du festival’) : Les Kaira, un docu Disney sur les chimpanzés, Rebelle qui est partout sur le net depuis un moment.
Et desmoinsqu’ons’enfout :
- le trailer de Frankenweenie (qui devrait pas tarder à être visible partout)
- le promo reel du Spring Breakers d’Harmony Korine qui, à ma grande surprise, a l’air mortel
- les 3 premières minutes du prochain Refn aka Drive 2 : des néons, de la zik ringarde, Gosling en mode autiste qui tabasse un mec comme dans la scène de l’ascenceur de Drive… autant dire que j’aime pas trop la direction que prend son cinéma
- 5 minutes de The Grandmasters de Wong Kar-wai : ça fait 5 ans qu’il bosse dessus dont la moitié à peaufiner le montage et il a eu raison de prendre son temps. C’est du jamais vu, j’avais les yeux écarquillés tout du long (heureusement, c’était court).
Mais j’aurais quand même préféré Prometheus.
Doublé mexicain mais le niveau n’augmente pas trop. Bizutage et humiliation d’une ado par sa classe pour des raisons qui me sont inconnues (je dormais. Quand je me suis réveillé, elle mangeait une tartelette au caca alors j’ai trouvé ça bien et je suis resté). Des plans fixes, des ados décadents, une fille triste. Ça va.
Houuuu la belle déception. Malgré un titre intrigant et un dispositif formel radical (1.33, entièrement filmé en grand angle au travers d’un cul de bouteille), Reygadas se foire méchamment. En dehors de quelques images d’une puissance évocatrice inouie (Reygadas est inégalable à ce niveau-là), le film ne dépasse jamais le cadre de l’exercice de style et parvient même à être terriblement plat. Et même pas de pénétration plein cadre dans la scène de cul flasque du sauna échangiste. Décevant je vous dis.
(Bon, belle auto-décapitation à deux mains par contre)
Meuh oui t’es belle